Vendredi 9 juillet 1999.
Maringa (Paraná).

Aujourd'hui c'est libre le matin et départ dans l'après-midi vers la base scientifique de l'université de Maringa à Porto Rico (sur les rives du Rio Paraná).
Sur le trajet, nous nous sommes arrêtés dans une plantation de café. L'implantation de ce type d'exploitation fait suite au plan de colonisation impulsé par le gouvernement militaire dans les années soixante, visant à ce que des populations s'installent vers l'Est, pour occuper le terrain et légitimer ainsi la présence brésilienne à proximité du Paraguay.
Arrivés en pleine nuit dans la station biologique de l'université de Maringa, nous avons découvert un lieu fort agréable (loin de la ville et plein de verdure) et bien original (nos premiers contacts avec la population locale se nomment "madame grenouille et monsieur serpent dans du formol").
Passée cette première entrevue, nous avons pris possession des lieux en faisant un petit tour de la propriété : on ne voit pas grand chose mais on entraperçoit le Rio Paraná. Puis la question du couchage se pose et c'est d'un coup d'un seul le branle-bas de combat pour savoir qui dormira par terre, en haut, en bas, etc. Les humains que nous sommes, en dehors de dormir, se préoccupent de choses éminemment importantes : que manger et que boire? Et là, re-branle bas de combat, un groupe "courses" est désigné et c'est le départ vers le village le plus proche.
Un petit fùtbol s'est alors improvisé pendant que le "groupe courses" partait au ravitaillement. Y'a encore beaucoup de taf si on veut confirmer "notre victoire" sur les brésiliens.
Les victuailles étant arrivées, des personnes attentionnées nous ont préparé une caïpirinha de chez caïpirinha, que nous avons dégustée autour d'une grande tablée. Puis repas et la suite fut, selon les humeurs de chacun, big dodo, cartes postales, lectures et autres (le terme "autres" englobant une activité fortement usitée dans nos contrées armoricaines).