Mercredi 23 juin 1999.
SINOP. (Mato Grosso).

Réveil super tôt pour s'échapper de cette zone déprimante. Une partie du groupe part cet après midi à Alta Floresta pour prendre un avion vers Santarem. L'autre partie va continuer d'étudier le front de colonisation mais dans la partie nord du Mato Grosso (à proximité du fleuve Télès Pirès). Nous avons parcouru une partie du chemin ensemble pour nous arrêter dans une scierie et y "contempler" comment le bois, abattu lors des déboisements, était transformé : ça fait un peu mal au cœur de voir un cèdre rose se transformer en de vulgaires manches à balais.
Le groupe parti vers Alta Floresta a pris son avion (un coucou de 30 places) pour Santarem sans embûches. Ils sont arrivés dans un hôtel du type "vieux beau qui a mal vieilli" considéré comme luxueux avec piscine et tout le tintouin mais d'une architecture hideuse à souhait (encore plus moche que les immeubles d'architecture stalinienne des années cinquante). Les "bûcheurs" ont vu des choses impressionnantes comme des incendies déclenchés pour déboiser des zones qui seront mises en culture très peu de temps après.