Jeudi 10 juin 1999.
São Paulo. (São Paulo), six heures du matin

Nous sommes arrivés à six heures du matin à l’aéroport de São Paulo quelque peu abrutis par les onze heures passées assis dans l’avion. Le prochain départ est fixé à 9h15 pour arriver à Cuiaba vers 11h15. La journée quoique très peu active a été harassante du fait du temps passé à attendre dans l’avion ou dans les aéroports. Tout le monde a hâte de se poser au calme.

Cuiaba, midi. (Mato Grosso)

Il est 12 heures, nous sommes finalement à Cuiaba où nous sommes accueillis très chaleureusement (avec banderoles et équipe de télé locale) par des étudiants et des professeurs de l'Université Fédérale du Mato Grosso (UFMT). Ce sont nos premiers pas sur le territoire brésilien, du moins ailleurs que dans les zones de transit des différents aéroports. L'atmosphère est lourde, chargée d'humidité, pour nos petits organismes français, la réponse est directe : nous suons à grosses gouttes. Pas de répit pour nos fessiers, nous repartons vers le centre ville de Cuiaba en car pour rejoindre notre hôtel ; l'hôtel Mato Grosso. Nous fixons les chambrées et on nous précise le programme de l'après-midi : ce sera temps libre pour découvrir la ville de Cuiaba et y réaliser les premiers retraits d'argent en tous cas pour les détenteurs de Visa.
Les personnes du groupe ne se connaissant pas toutes avant de partir, la fin de l’après-midi a été consacrée à se présenter indirectement, au travers de conversations touchant à tout mais tournant très fortement sur les prochaines semaines brésiliennes et de toutes les choses que nous découvrirons. Tout le monde se rend compte, (et heureusement d'ailleurs..!), de la chance qu'il a de se trouver là. C'est un peu hallucinant de penser qu'il y a tout juste 24 heures, nous quittions Rennes et maintenant nous sommes à 10 000 bornes de chez nous dans un pays mythique.

Il est maintenant 17 heures et une petite "collation" est prévue à l’Alliance Française, nous y avons découvert les talents très relatifs d’un peintre d’origine française ; en gros une expo super chiante. Compte tenu du décalage horaire on est vite devenu complètement amorphe, et même en luttant, on s'est vite rendu compte qu'il n'y avait pas trente-six solutions : fallait se réposer.

Notre première journée brésilienne s'achève et quelques-uns ont encore un peu de mal à réaliser que nous sommes de l'autre côté de l'Atlantique. Les larmes de certains au moment du départ semble avoir séché au profit d'un smile de trois kilomètres de long. C'est vraiment le bonheur d'être ici, on attendait tous depuis un an de vivre ce qui n'était alors qu'un projet sur du papier et qui paraissait un peu irréel, mais maintenant on y est !

Carnet de route